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On parle d’IA #2 – Octobre 2026
13 octobre 2026

On parle d’IA #2 – Octobre 2026

En un mois, l’intelligence artificielle a encore changé de dimension Il y a un mois, je publiais un article pour expliquer les capacités de l’intelligence artificielle et les transformations qu’elle pourrait apporter à notre quotidien. Depuis, plusieurs événements sont venus illustrer à quel point cette technologie progresse rapidement. Et cette fois, il ne s’agit plus seulement de rédiger un courrier, de générer une image ou de gagner du temps au travail. L’IA bouscule désormais des domaines que l’on pensait profondément humains : la création littéraire, le développement de logiciels et même la recherche scientifique. Trois exemples récents permettent de mieux comprendre ce qui est en train de changer. 1. Un écrivain accusé d’avoir utilisé l’IA : qui est réellement l’auteur d’un livre ? En septembre 2026, une polémique éclate autour de Thélyson Orélien, auteur du roman C’était ça ou mourir, qui rencontre un important succès littéraire. Un compte anonyme sur le réseau social X l’accuse d’avoir écrit une grande partie de son livre à l’aide d’une intelligence artificielle. Pour appuyer ces accusations, son auteur invoque notamment les résultats d’un outil de détection de textes générés par l’IA. L’écrivain conteste ces accusations. L’affaire déclenche alors un débat qui dépasse largement le cas d’un seul roman. Lire le récit de la polémique dans Le Monde. Peut-on encore distinguer un texte humain d'un texte généré par une IA ? Les intelligences artificielles actuelles sont capables de produire des textes longs, cohérents, structurés et parfois particulièrement convaincants. Elles peuvent imiter un style, développer des personnages, construire une intrigue ou reformuler des idées. Mais un problème apparaît : si un texte généré par une IA est suffisamment bon pour être publié, comment déterminer qui en est véritablement l'auteur ? Et surtout, comment le prouver ? Les détecteurs d'IA tentent d'identifier les caractéristiques statistiques d'un texte pour estimer s'il a été produit par une machine. Cependant, leur résultat ne constitue pas une preuve absolue. Un texte humain peut être mal classé, et un texte généré peut échapper à la détection. Dans le cas de Thélyson Orélien, les accusations et les démentis ne doivent donc pas être confondus avec une démonstration définitive de l'origine du texte. L'écrivain doit-il nécessairement tout écrire lui-même ? Cette affaire pose une question plus profonde : qu'est-ce qui fait de quelqu'un un auteur ? Imaginons qu'un écrivain imagine une histoire, crée ses personnages, définit leur personnalité et construit l'ensemble de son récit. Il demande ensuite à une IA de reformuler certains passages, d'améliorer le rythme ou de proposer plusieurs versions d'une scène. Qui a créé le livre ? La réponse devient moins évidente si l'IA rédige une grande partie des phrases, mais que l'humain conserve la direction artistique, choisit les propositions et décide de la version finale. À l'inverse, si une personne demande simplement à une IA d'écrire un roman complet à partir de quelques lignes d'instructions, son rôle créatif est sensiblement différent. Il existe donc tout un éventail de situations entre l'écriture entièrement humaine et la génération presque entièrement automatisée. La question n'est plus seulement de savoir si une IA a participé à une œuvre, mais de comprendre quelle place elle a occupée dans sa création. Cette évolution pourrait modifier notre rapport aux livres, mais aussi à la musique, aux illustrations, aux films et à de nombreuses autres productions culturelles. Elle pose également des questions de transparence : le public doit-il être informé lorsqu'une œuvre a été produite avec une aide importante de l'IA ? Une chose est certaine : il devient de plus en plus difficile de juger une œuvre uniquement à partir de son résultat final. 2. La décompilation : quand l'IA apprend à reconstruire les logiciels Le deuxième bouleversement concerne un domaine plus technique, mais dont les conséquences pourraient toucher presque tout le monde : les logiciels que nous utilisons au quotidien. Jusqu'à présent, développer un logiciel complexe demandait souvent des années de travail, une équipe spécialisée et une connaissance approfondie de son fonctionnement. Or, les progrès des assistants de programmation et des outils de rétro-ingénierie changent progressivement cette équation. Qu'est-ce que la décompilation ? Lorsqu'un développeur crée un logiciel, il écrit du code source. Ce code est ensuite transformé, selon la technologie utilisée, en un programme exécutable par un ordinateur. La décompilation consiste à analyser un programme déjà compilé pour retrouver une représentation de son code ou comprendre son fonctionnement. On parle plus largement de rétro-ingénierie lorsqu'il s'agit de comprendre comment un logiciel fonctionne en étudiant son comportement, ses fichiers ou son code compilé. Le processus n'est pas nouveau. Des ingénieurs l'utilisent depuis longtemps pour analyser des programmes anciens, comprendre des formats de fichiers ou identifier des failles de sécurité. Ce qui change aujourd'hui, c'est la capacité des IA à assister ces opérations. Des outils comme REA, un projet de rétro-ingénierie assistée par IA, permettent notamment de combiner des agents d'IA avec des outils d'analyse de programmes. L'IA peut alors aider à comprendre le fonctionnement d'un logiciel existant et à reconstruire certaines de ses fonctionnalités. Peut-on recréer Photoshop ou un jeu vidéo grâce à l'IA ? C'est là que les choses deviennent intéressantes. Imaginons un logiciel commercial dont le code source n'est pas accessible. Un développeur peut observer son comportement, analyser ses fonctionnalités et demander à une IA de l'aider à produire une alternative. Pour un outil simple, le résultat peut être obtenu relativement rapidement. Pour un logiciel complexe, la tâche reste beaucoup plus difficile. Reproduire l'apparence d'une application n'est pas la même chose que reproduire toutes ses fonctionnalités. Un logiciel comme Photoshop repose sur des années de développement, des algorithmes spécialisés, la gestion de nombreux formats et une multitude de comportements difficiles à reproduire. Il en va de même pour un jeu vidéo : recréer les déplacements d'un personnage est une chose, reconstruire l'ensemble du moteur, les niveaux, les interactions, le réseau et les contenus en est une autre. L'IA ne rend donc pas instantanément tous les logiciels reproductibles. Elle réduit cependant le coût et la difficulté de certaines opérations qui demandaient auparavant beaucoup d'expertise. Cette distinction est essentielle pour comprendre les annonces spectaculaires qui circulent actuellement. Les licences logicielles vont-elles devenir obsolètes ? Prenons un exemple concret : vous payez un abonnement pour utiliser un logiciel de création graphique. Si une IA permet à un développeur de reconstruire une alternative qui répond à vos besoins, pourquoi continuer à payer cet abonnement ? La même question se pose pour les logiciels de bureautique, certains outils professionnels et même certains jeux vidéo. Pour les utilisateurs, cela pourrait favoriser l'apparition de nouvelles alternatives et réduire la dépendance à quelques grands éditeurs. Pour les entreprises qui commercialisent ces logiciels, le modèle économique pourrait être remis en question. Si certaines fonctionnalités deviennent beaucoup moins coûteuses à reproduire, justifier un abonnement élevé pourrait devenir plus difficile. Mais il faut distinguer deux choses : la possibilité technique de reconstruire un logiciel et le droit de le faire. En France, la rétro-ingénierie et la décompilation sont encadrées par le droit de la propriété intellectuelle. Certaines opérations sont autorisées sous des conditions précises, notamment pour permettre l'interopérabilité de logiciels indépendamment créés. Cela ne signifie pas qu'il est permis de copier librement un programme commercial ou de contourner toutes les restrictions d'une licence. Consulter l'article L122-6-1 du Code de la propriété intellectuelle. Les licences ne vont donc pas disparaître du jour au lendemain. En revanche, la rareté du savoir-faire nécessaire pour reproduire certaines fonctionnalités pourrait diminuer, obligeant les éditeurs à repenser leurs prix, leurs services et la valeur qu'ils apportent à leurs clients. C'est un changement potentiellement majeur pour l'industrie du logiciel. 3. L'IA en mathématiques : des années de recherche bouleversées en quelques jours Le troisième exemple est peut-être le plus impressionnant. On associe souvent l'intelligence artificielle à des tâches répétitives ou à la production de contenus. Pourtant, ses capacités progressent également dans des domaines où l'on pensait que l'expertise humaine était indispensable : la recherche scientifique. Et les mathématiques offrent un exemple particulièrement frappant. Quand une IA s'attaque à des problèmes ouverts depuis des années En mathématiques, certains problèmes restent sans solution pendant des années, parfois des décennies. Des chercheurs peuvent consacrer une grande partie de leur carrière à explorer une question, construire des démonstrations et tenter de nouvelles approches. Le travail ne consiste pas simplement à effectuer des calculs. Il faut inventer des raisonnements, découvrir des relations inattendues et démontrer rigoureusement que chaque étape est correcte. Or, les systèmes d'IA commencent à produire des résultats qui interviennent directement dans cette recherche. Le 6 octobre 2026, OpenAI a rendu publics 722 manuscrits mathématiques, regroupés en 372 ensembles de résultats, produits par un modèle interne avancé. Ces travaux portent sur de nombreux problèmes de recherche, dont certains étaient encore ouverts. Présentation des résultats par OpenAI. Il ne s'agit plus seulement de demander à une IA de résoudre un exercice scolaire. Elle est désormais capable de contribuer à des raisonnements mathématiques spécialisés, de proposer des démonstrations et d'explorer des pistes de recherche. Hugo Duminil-Copin face à cette accélération Le mathématicien français Hugo Duminil-Copin, lauréat de la médaille Fields en 2022, est directement concerné par ces évolutions. En octobre 2026, il a témoigné du bouleversement provoqué par les résultats publiés par OpenAI. Parmi les travaux annoncés, seize problèmes qui l'intéressaient dans son propre domaine de recherche étaient concernés. Pour un chercheur, il ne s'agit pas simplement de constater qu'une machine sait résoudre des problèmes difficiles. Une recherche scientifique est souvent un parcours collectif, construit au fil des années. Les chercheurs formulent des hypothèses, testent des idées, échangent avec leurs collègues et construisent progressivement de nouvelles connaissances. Lorsqu'une IA produit en très peu de temps des résultats qui auraient pu demander des années de travail humain, elle peut bouleverser les projets de recherche en cours et la manière dont les scientifiques envisagent leur métier. Lire l'analyse du Monde consacrée à Hugo Duminil-Copin et aux résultats d'OpenAI. Attention : une démonstration produite n'est pas automatiquement une découverte validée Il faut toutefois rester prudent. Les manuscrits publiés par OpenAI ne constituent pas 722 découvertes définitivement validées par la communauté scientifique. Leur qualité est variable, et certains résultats nécessitent encore une vérification approfondie. Des erreurs ont également été relevées dans plusieurs textes. En mathématiques, une démonstration doit être rigoureuse : chaque étape doit découler correctement des précédentes. Une réponse convaincante ou un long document rempli de formules ne suffit pas. Des outils de vérification formelle peuvent aider à contrôler certaines preuves, mais ils ne sont pas disponibles ou complets pour tous les résultats. La validation scientifique reste donc essentielle. Ce qui change, c'est l'ampleur du travail que les chercheurs doivent désormais examiner. L'IA peut produire des pistes, des preuves candidates et des résultats à une vitesse qui dépasse la capacité d'une équipe humaine à tout vérifier immédiatement. Le défi pourrait bientôt être moins de trouver des résultats que de vérifier, comprendre et exploiter l'immense quantité de résultats proposés par les machines. Cette évolution soulève également une question pour les jeunes chercheurs : comment apprendre à devenir un bon mathématicien si une IA peut déjà réaliser certaines tâches auxquelles ils consacraient leurs premières années de recherche ? L'objectif ne devrait pas être de renoncer à la recherche humaine, mais de déterminer comment utiliser ces outils sans perdre la compréhension profonde, la créativité et la capacité de jugement qui permettent à la science de progresser. Trois bouleversements, une même question Ces trois exemples semblent concerner des domaines très différents. Un écrivain confronté au soupçon d'avoir utilisé une IA. Un développeur capable de reconstruire certaines fonctionnalités d'un logiciel existant. Un mathématicien qui découvre que des machines peuvent explorer des problèmes auxquels il consacre ses recherches. Pourtant, une même transformation se dessine. L'IA ne se contente plus d'accélérer des tâches simples. Elle intervient progressivement dans des activités qui reposent sur l'expérience, la créativité, l'expertise et le raisonnement. Cela ne signifie pas que les humains vont devenir inutiles. Mais certaines compétences qui demandaient auparavant des années d'apprentissage pourraient être mobilisées différemment, tandis que d'autres deviendront encore plus importantes. Savoir vérifier une démonstration, comprendre les besoins d'un utilisateur, définir une direction artistique ou déterminer si un résultat est réellement pertinent pourrait compter autant, voire davantage, que la capacité à produire rapidement un premier résultat. Et il faudra également apprendre à distinguer ce qu'une IA affirme savoir faire de ce qu'elle a effectivement démontré. Un mois de progrès, et maintenant ? Dans mon précédent article, j'expliquais que l'IA devenait un outil accessible au grand public, capable de rédiger, de créer des images, d'aider à programmer et d'automatiser certaines tâches. Un mois plus tard, les exemples récents illustrent une étape supplémentaire : cette technologie commence à remettre en question les frontières entre assistance et création, entre reproduction et développement, entre calcul et recherche scientifique. Ces changements ne se produisent pas sans limites, sans erreurs ni débats. Mais leur rythme oblige déjà les professionnels, les entreprises, les chercheurs et les citoyens à revoir certaines de leurs certitudes. Nous ne savons pas exactement à quoi ressembleront les métiers dans cinq ou dix ans. En revanche, nous pouvons constater que des tâches considérées comme complexes ou réservées à des spécialistes deviennent progressivement accessibles à des outils capables d'assister un nombre croissant de personnes. La question n'est donc plus simplement de savoir si l'IA va transformer notre quotidien. La question est de savoir comment nous allons nous adapter à une technologie dont les capacités évoluent parfois plus vite que notre capacité à en comprendre toutes les conséquences. Apprendre à utiliser l'IA plutôt que la subir Face à ces évolutions, il me semble essentiel de ne pas considérer l'intelligence artificielle comme une technologie réservée aux informaticiens ou aux chercheurs. Il est déjà possible de l'utiliser pour rédiger un courrier, préparer un document, créer des visuels, comprendre un sujet complexe ou gagner du temps dans une activité professionnelle. Encore faut-il savoir formuler ses demandes, choisir les bons outils et vérifier les résultats obtenus. C'est dans cette optique que je propose des formations à l'utilisation de l'intelligence artificielle, destinées aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels. L'objectif n'est pas de devenir expert en informatique, mais d'apprendre à utiliser concrètement ces nouveaux outils, de manière pertinente et avec suffisamment de recul pour en tirer parti. Comme vous vous en doutez, cet article a été généré par une intelligence artificielle !

Le num' du quotidien #1 - Le QR Code
5 octobre 2026

Le num' du quotidien #1 - Le QR Code

On le scanne pour consulter le menu d'un restaurant, pour valider son billet de train, ou encore pour configurer une authentification à deux facteurs. Le QR Code (pour Quick Response Code) est devenu totalement incontournable dans notre quotidien. Mais d'où vient cette grille de carrés noirs et blancs, et comment fonctionne-t-elle réellement ? Un peu d'histoire : du supermarché à la pièce automobile Pour comprendre la naissance du QR Code, il faut remonter à 1994 au Japon. À cette époque, les lignes d'assemblage de l'équipementier automobile Denso Wave (filiale du groupe Toyota) utilisent les codes-barres classiques. Le problème ? Un code-barres traditionnel ne stocke qu'une vingtaine de caractères alphanumériques. Les équipes devaient parfois scanner jusqu'à dix codes-barres sur un même carton de pièces pour obtenir toutes les informations nécessaires ! Un ingénieur nommé Masahiro Hara est alors chargé d'inventer un code capable de stocker plus d'informations et d'être lu à toute vitesse. En observant le plateau de jeu d'un jeu de Go pendant ses pauses de midi, l'idée germe : passer d'un code unidimensionnel (des barres verticales) à un code bidimensionnel (une grille de carrés). Pourquoi le QR Code est-il si efficace ? Le QR Code offre plusieurs atouts majeurs qui expliquent son omniprésence : - Stockage élevé : Contrairement au code-barres (13 à 20 chiffres), un QR Code peut contenir jusqu'à 7 089 caractères numériques ou 4 296 caractères alphanumériques (une URL, un texte complet, des coordonnées). - Lecture à 360° : Les trois grands carrés situés dans les angles permettent au capteur (votre smartphone) de déterminer l'orientation du code immédiatement, même s'il est scanné à l'envers ou de biais. - Correction d'erreur intégrée : C'est la véritable magie mathématique du QR Code. Grâce à un algorithme nommé Reed-Solomon, le code reste lisible même s'il est sali, déchiré ou masqué jusqu'à 30 %. C'est pourquoi certaines marques arrivent à incruster leur logo au centre d'un QR Code sans le bloquer. Des usines au grand public : le tournant de la pandémie Pendant de nombreuses années, le QR Code est resté cantonné au monde industriel ou à quelques campagnes marketing peu convaincantes (qui nécessitaient de télécharger une application dédiée souvent lente). Deux événements ont complètement changé la donne : 1.L'intégration native dans les smartphones (2017) : Apple et Google ont directement intégré le lecteur de QR Code dans l'application appareil photo par défaut d'iOS et d'Android. Plus besoin d'installer d'application tierce : on pointe, on clique. 2.La crise sanitaire du COVID-19 (2020) : Besoin de menus sans contact dans les restaurants, mise en place des pass sanitaires... La population mondiale a dû apprendre à utiliser le QR Code en l'espace de quelques semaines. La barrière d'usage a définitivement sauté. Les subtilités et limites techniques à connaître Derrière sa simplicité d'usage, le QR code cache quelques contraintes techniques fondamentales : - Densité des données : Plus le texte ou l'URL encodé est long, plus le QR code comporte de petits carrés. Un QR Code trop dense imprimé sur un petit support devient très difficile à scanner pour les appareils photo d'entrée de gamme. - Sécurité et « Quishing » : Un QR Code est visuellement illisible pour un être humain. Un attaquant peut coller un sticker avec un QR Code malveillant par-dessus un vrai QR Code (dans la rue ou sur un horodateur) pour rediriger l'utilisateur vers un site de phishing. - Contraste et Couleurs : Pour être scanné correctement, le code nécessite un contraste fort entre le fond et les modules (les carrés). Inverser les couleurs (carrés blancs sur fond noir) ou utiliser un manque de contraste rend souvent la lecture impossible. En pratique : comment utiliser un QR Code au quotidien ? L'avantage principal du QR Code est sa simplicité déconcertante. Aucune connaissance technique n'est requise pour l'exploiter, que ce soit pour le lire ou pour en créer un : - Pour le scanner (le lire) : Ouvrez simplement l'application Appareil photo de votre smartphone (iPhone ou Android). Pointez l'objectif vers le QR Code en le gardant bien au centre de votre écran. En une fraction de seconde, une notification ou un lien cliquable apparaît directement à l'écran. Il vous suffit de toucher ce lien pour accéder à la page web, au menu ou à la connexion Wi-Fi associée. - Pour en créer un (le générer) : Vous n'avez pas besoin d'être développeur pour créer votre propre QR Code ! De nombreux générateurs en ligne gratuits permettent de transformer en quelques clics une URL, un texte ou un identifiant Wi-Fi en image QR Code. Il vous suffit ensuite de télécharger l'image obtenue pour l'imprimer sur un flyer, une carte de visite ou l'intégrer sur votre propre site web. - exemple : Depuis le navigateur Google Chrome, sur n'importe quelle page, faites clic-droit puis cliquez sur "Créer un QR Code pour cette page". Ensuite vous n'aurez qu'à télécharger l'image du QR Code qui vous est proposée. En résumé Le QR Code est un modèle de réussite technologique : inventé pour la logistique industrielle, tombé dans l'oubli du grand public, puis devenu un standard universel grâce à l'ergonomie des smartphones modernes.

Refonte WordPress vers Astro et Sveltia CMS : vitesse, sécurité et sérénité
24 septembre 2026

Refonte WordPress vers Astro et Sveltia CMS : vitesse, sécurité et sérénité

Pendant plus de deux décennies, WordPress a été le choix par défaut pour lancer un site web. C’était la solution évidente pour publier du contenu sans coder. Mais aujourd'hui, de nombreux propriétaires de sites font face au même constat : - Un site qui ralentit d'année en année sous le poids des plugins et des constructeurs de pages (Elementor, Divi...). - L'angoisse des mises à jour : un plugin qui plante le site, un thème plus supporté ou une incompatibilité PHP. - Des alertes de sécurité récurrentes ou du spam via la base de données. - Des scores Google PageSpeed au rouge, pénalisant directement le référencement naturel (SEO). Face à ces contraintes, la question se pose : peut-on s'émanciper de la lourdeur de WordPress sans perdre la facilité de modifier soi-même ses contenus ? La réponse est oui, grâce au duo moderne : Astro + Sveltia CMS. --- Pourquoi le couple Astro + Sveltia CMS change la donne ? 1. Astro : la rapidité absolue du web statique Contrairement à WordPress qui interroge une base de données MySQL et exécute du code PHP à chaque visite, Astro génère des pages HTML pures et légères. - Zéro JavaScript superflu envoyé au navigateur par défaut. - Temps de chargement instantané (< 1 seconde). - Core Web Vitals parfaits, ce qui envoie les meilleurs signaux possibles aux algorithmes de Google. - Sobriété numérique : très faible consommation d'énergie serveur (éco-conception). 2. Sveltia CMS : l'autonomie d'édition, sans la complexité La première crainte lors d'une refonte hors WordPress est souvent : "Vais-je devoir appeler un développeur pour changer une phrase ou publier un article ?" C'est là qu'intervient Sveltia CMS (une alternative moderne et ultra-légère à Decap CMS / Netlify CMS) : - Vous disposez d'une interface d'administration claire et intuitive accessible directement depuis votre navigateur (/admin). - Vous créez vos articles de blog, modifiez vos textes, ajoutez des images avec un simple formulaire visuel. - Aucune base de données SQL fragile : vos modifications sont enregistrées proprement dans le gestionnaire de versions (Git), déclenchant une mise en ligne automatique et sécurisée en quelques secondes. - Vous ne risquez pas de « casser » la mise en page ou de désaligner le site par mégarde. --- Les 4 bénéfices concrets d'une refonte vers Astro + Sveltia CMS 1. Une vitesse qui transforme vos visiteurs en clients Un site rapide améliore l'expérience utilisateur et réduit drastiquement le taux de rebond. Sur mobile en particulier, chaque seconde de gagnée augmente vos chances de conversion et votre positionnement sur Google. 2. Une sécurité native à toute épreuve Les sites WordPress représentent la majorité des cyberattaques sur le web, principalement à cause de plugins vulnérables ou de la page de connexion wp-login. Avec Astro, il n'y a ni base de données exposée, ni moteur PHP en ligne. La surface d'attaque est virtuellement réduite à néant. 3. Fini la maintenance anxiogène et les abonnements cachés Plus besoin de payer des abonnements annuels pour des extensions de cache, de sécurité ou de formulaires. Plus de stress lors des mises à jour : le site reste stable et pérenne dans le temps. 4. Vos données vous appartiennent Tous vos articles, pages et médias sont stockés dans des fichiers standards (Markdown / texte brut et images). Vous n'êtes plus prisonnier d'une base de données complexe ou d'un hébergeur propriétaire. --- Comment se déroule concrètement la migration depuis WordPress ? Une refonte réussie ne doit jamais pénaliser l'existant. Voici les étapes clés : 1. Audit de l'existant & inventaire SEO : identification de vos pages clés, des mots-clés qui génèrent du trafic et des points d'amélioration. 2. Extraction des contenus : récupération automatique ou guidée de vos articles de blog, pages et images depuis votre ancien WordPress. 3. Conception du nouveau site sous Astro : création d'une interface sur mesure, moderne, éco-conçue et parfaitement adaptée aux smartphones. 4. Configuration de Sveltia CMS : mise en place de votre espace d'administration personnalisé selon vos habitudes de publication. 5. Plan de redirections 301 : redirection stricte de chaque ancienne URL vers la nouvelle pour conserver 100% de votre référencement acquis. 6. Mise en ligne & prise en main : bascule de votre nom de domaine et formation express de 15 minutes pour vous familiariser avec votre nouvelle interface. --- Prêt à moderniser votre présence en ligne ? Si votre site WordPress commence à montrer des signes de fatigue ou que vous souhaitez vous décharger des contraintes de sécurité et de lenteur, parlons-en ! Je propose un audit gratuit de votre site actuel pour estimer les gains de performance et le plan de refonte le plus adapté à votre activité.

On parle d’IA #1 – Septembre 2026
12 septembre 2026

On parle d’IA #1 – Septembre 2026

Il y a encore quelques années, l’intelligence artificielle semblait réservée aux chercheurs et aux grandes entreprises. Aujourd’hui, elle est devenue un outil accessible à presque tout le monde. Écrire un courrier, créer une image, résumer un document, traduire un texte, chercher une information, programmer un site ou même réaliser plusieurs tâches à notre place : l’IA est désormais capable de beaucoup de choses. Alors, où en sommes-nous réellement en septembre 2026 ? Une IA désormais accessible à tous Les principaux assistants comme ChatGPT, Gemini, Claude, Mistral ou encore Copilot, permettent aujourd’hui, gratuitement ou avec certaines limitations, de dialoguer avec une IA en langage naturel. On peut lui demander de : - rédiger ou corriger un courrier ; - résumer un long document ; - expliquer simplement un sujet complexe ; - traduire un texte ; - analyser un tableau ou des données ; - créer ou modifier une image ; - générer du code informatique ; - rechercher des informations ; - préparer un voyage, une recette ou un programme d’entraînement. La génération d’images a elle aussi énormément progressé. Il est désormais possible de décrire simplement une illustration et d’obtenir en quelques secondes un résultat exploitable pour une présentation, un site internet ou un réseau social. L’automatisation constitue une autre évolution importante. L’IA ne se contente plus de répondre à une question : elle peut commencer à enchaîner des actions. Par exemple, analyser un document, en extraire les informations importantes, les classer puis préparer un compte rendu. Cela explique en partie la vitesse d’adoption de cette technologie. Selon le rapport 2026 du Stanford AI Index, l’IA générative a atteint environ 53 % d’adoption en seulement trois ans, plus rapidement que l’ordinateur personnel ou Internet. De l’assistant à l’agent IA C’est probablement l’une des prochaines grandes étapes. Une IA classique attend une demande et fournit une réponse. Un agent IA peut recevoir un objectif et réaliser plusieurs étapes pour l’atteindre. Imaginons : > « Organise-moi un week-end à Nantes pour deux personnes avec un budget de 300 €. » Un agent pourrait rechercher les transports, comparer les hébergements, trouver des activités, construire un programme et éventuellement préparer les réservations. Nous ne sommes cependant pas encore face à des assistants infaillibles. Les agents progressent rapidement mais commettent encore régulièrement des erreurs lorsqu’ils doivent utiliser un ordinateur ou réaliser une succession d’actions. En 2026, les meilleurs systèmes testés sur certaines tâches informatiques approchent les performances humaines, mais échouent encore dans une proportion importante des cas. Il faut donc encore les considérer comme des assistants capables, et non comme des employés autonomes auxquels on pourrait tout confier les yeux fermés. Qu’est-ce qu’un « modèle frontière » ? On entend également de plus en plus parler de modèles frontière. Il s’agit simplement des modèles d’IA les plus avancés disponibles à un moment donné. Ils sont développés avec énormément de données, de puissance informatique et de moyens financiers. Les principaux acteurs sont aujourd’hui américains ou chinois : OpenAI, Google, Anthropic, Meta, xAI, mais également Alibaba, DeepSeek et plusieurs autres acteurs chinois. La compétition est devenue extrêmement serrée. Le rapport Stanford 2026 montre que plusieurs modèles de pointe se tiennent désormais dans un mouchoir de poche sur de nombreux tests. La frontière évolue tellement rapidement que certains tests utilisés pour mesurer les progrès deviennent obsolètes en quelques mois. Et la France dans tout ça ? La France n’est pas absente de cette course. Le nom le plus connu est évidemment Mistral AI, entreprise française créée en 2023 et spécialisée dans les modèles d’intelligence artificielle. En septembre 2026, Mistral vient d’ailleurs de lever 3 milliards d’euros, portant sa valorisation à environ 21 milliards d’euros. Mais l’écosystème français est plus large, avec notamment des entreprises comme Hugging Face, Owkin, Poolside, H ou encore des acteurs spécialisés dans la voix, la santé, la cybersécurité ou la robotique. La France cherche également à développer les infrastructures nécessaires. Lors du sommet de l’IA organisé à Paris en 2025, plus de 109 milliards d’euros d’investissements avaient été annoncés pour développer les infrastructures françaises liées à l’IA. L’objectif est notamment de disposer de suffisamment de centres de données et de puissance de calcul pour ne pas dépendre entièrement des infrastructures américaines ou chinoises. C’est un enjeu important : maîtriser l’IA, ce n’est pas seulement créer un bon logiciel. Il faut aussi disposer des ordinateurs, des puces, des données et de l’énergie nécessaires pour le faire fonctionner. Une technologie qui consomme énormément de ressources C’est l’un des aspects dont on parle parfois moins. Derrière une simple conversation avec une IA se trouvent d’immenses centres de données remplis de machines très puissantes. Il faut de l’électricité, des puces électroniques, des bâtiments, des systèmes de refroidissement et des réseaux informatiques. La situation est toutefois plus nuancée qu’on pourrait le penser. L’énergie nécessaire pour une requête individuelle a fortement diminué grâce aux progrès matériels et logiciels. L’Agence internationale de l’énergie estime même que l’efficacité énergétique par tâche progresse à un rythme exceptionnel. Mais dans le même temps, nous utilisons beaucoup plus d’IA et pour des tâches toujours plus complexes. Résultat : la consommation électrique des centres de données a augmenté de 17 % en 2025 et devrait encore fortement progresser d’ici 2030. Les usages liés à l’IA pourraient, eux, tripler sur cette période. L’IA n’est donc pas « immatérielle ». Derrière le nuage se trouvent bien des machines, de l’eau, des métaux, de l’électricité et des infrastructures physiques. Qu’est-ce que cela va changer pour nous ? À court terme Le changement le plus visible concerne probablement notre manière de travailler. Certaines tâches vont être automatisées ou réalisées beaucoup plus rapidement : rédaction, traduction, recherche, création graphique, programmation, analyse de documents, service client… Cela ne signifie pas nécessairement que tous ces métiers vont disparaître. Mais leur contenu va évoluer. Un professionnel qui sait utiliser correctement l’IA pourra probablement réaliser certaines tâches plus rapidement qu’auparavant. À l’inverse, certaines activités très répétitives pourraient progressivement nécessiter moins de main-d’œuvre. Le rapport Stanford 2026 observe déjà des effets sur certains marchés du travail, notamment chez les jeunes travailleurs dans des métiers fortement exposés à l’IA. La compétence importante ne sera donc pas forcément de « savoir utiliser ChatGPT », mais plutôt de savoir quoi lui demander, vérifier son travail et décider quand il ne faut pas lui faire confiance. À plus long terme C’est ici que les questions deviennent beaucoup plus difficiles. Que se passerait-il si une IA devenait capable de réaliser correctement la plupart des tâches intellectuelles humaines ? Et si elle pouvait apprendre plus rapidement que nous, concevoir de nouveaux logiciels, améliorer ses propres outils et contribuer à créer les générations suivantes de systèmes ? Nous entrons alors dans le domaine de la prospective. Certains chercheurs pensent qu’une IA dépassant largement les capacités humaines est possible. D’autres considèrent que nous sommes encore très loin d’une telle situation. Il n’existe aujourd’hui aucun consensus permettant d’affirmer quand, ou même si, une intelligence artificielle générale dépassant réellement l’être humain apparaîtra. Mais la question philosophique est intéressante : si nous créons une intelligence supérieure à la nôtre, qui doit décider de ce qu’elle a le droit de faire ? Ce problème dépasse largement celui d’un simple logiciel. Il touche au travail, au pouvoir, à la connaissance, à l’économie et finalement à notre définition même de ce qui rend l’être humain particulier. L’IA ne pense pas comme nous Il faut enfin garder une certaine distance avec l’image d’une intelligence artificielle qui serait simplement un « cerveau numérique ». Les modèles actuels sont extrêmement performants pour manipuler le langage, raisonner sur de nombreux problèmes et produire des contenus. Mais ils peuvent également affirmer avec assurance quelque chose de faux. Ils ne possèdent pas nécessairement notre compréhension du monde, notre expérience physique, notre conscience ou notre jugement moral. C’est pourquoi une règle reste essentielle en 2026 : une réponse produite par une IA doit pouvoir être vérifiée lorsque l’enjeu est important. Une IA peut être un excellent assistant sans être une source de vérité. Comment j’utilise personnellement l’IA Dans mon activité de développeur web et de formateur, l’IA est devenue un véritable outil de travail. Je l’utilise notamment pour préparer des mails de prospection, afin de partir d’une idée et obtenir rapidement différentes formulations adaptées à un interlocuteur. Elle m’accompagne également dans le développement informatique. Elle peut m’aider à comprendre une erreur, explorer une solution, écrire une première version de code ou réfléchir à l’organisation d’un projet. Je reste toutefois responsable du résultat : le code généré doit être compris, testé et vérifié. Enfin, je l’utilise pour la création de visuels, notamment lorsque j’ai besoin rapidement d’une illustration correspondant à une idée précise. Dans ces trois situations, l’IA ne remplace pas mon travail. Elle me permet surtout de passer plus rapidement de l’idée au résultat. Alors, faut-il avoir peur de l’IA ? Ni la considérer comme magique, ni la considérer comme une catastrophe inévitable. L’intelligence artificielle est avant tout un nouvel outil, mais un outil particulièrement puissant. Comme Internet, l’ordinateur ou le smartphone avant elle, elle va modifier progressivement nos habitudes. La vraie question n’est probablement pas : « L’IA va-t-elle remplacer les humains ? » Mais plutôt : « Comment allons-nous choisir de l’utiliser ? » En septembre 2026, nous sommes encore au début de cette transformation. Les capacités progressent très rapidement, les usages se multiplient et les conséquences économiques et sociales commencent seulement à apparaître. Une chose est déjà certaine : l’IA n’est plus une technologie réservée aux spécialistes. Elle fait désormais partie des outils que chacun peut apprendre à utiliser, avec curiosité mais aussi avec un minimum de recul. Se former pour mieux utiliser l’IA L’IA devient rapidement un outil du quotidien, mais encore faut-il savoir quoi lui demander, comment l’utiliser efficacement et surtout comment vérifier ses réponses. C’est pourquoi je propose également des formations à l’utilisation de l’intelligence artificielle, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels. L’objectif n’est pas de devenir informaticien, mais d’apprendre à utiliser concrètement ces outils selon ses besoins : rédiger un courrier, gagner du temps dans son activité professionnelle, créer des contenus, analyser des documents ou simplement découvrir les possibilités offertes par l’IA. La formation peut être adaptée au niveau de chacun, avec une approche pratique et basée sur des situations réelles du quotidien.   Note de l’auteur : Comme vous vous en doutez, cet article a été généré par une intelligence artificielle. J’ai juste rajouté des liens intéressant vers les sources extérieures citées. Je trouvais cela percuttant vu le sujet qui est ici traité. Pour les curieux, voici la demande (le prompt) que je lui ai soumis : > Je suis développeur web et formateur indépendant. J’aimerais faire un article (WordPress CMS) pour ma communauté locale. Je souhaiterais dans cet article faire un point sur l’IA à l’heure actuelle (septembre 2026) pour un public pas forcément initié aux outils. Dans cet article j’aimerais aborder :ce qu’est capable l’IA gratuite aujourd’hui, à la fois en génération de textes, d’images, d’automatisation.le concept d’agent IA, de modèle frontière.les grands acteurs du milieu et le point en France sur le développement d’IACe que ça change pour notre société humaine à court terme, puis à long termeLes dépendances de l’IA en ressourcesL’approche philosophique d’une IA qui dépasserait l’humainMon utilisation actuelle de l’ia : mail de prospection, assistant de coding, génération de visuelsGarde un ton pro sans utiliser du vocabulaire trop propre au domaine pour ne pas perdre les utilisateurs non techniques. L’idée est de comprendre, à l’instant T, ce qu’est l’IA et à quoi elle peut être utile dans la vie de tous les jours. Garde une longueur d’article correct, il doit pouvoir être lu en moins de 5min. Rajoute un paragraphe sur l’article pour indiquer que je peux former les particuliers et les professionnels à l’utilisation d’IA. J’essaierais de refaire un point sur l’IA d’ici quelques mois, j’imagine que beaucoup de choses auront changées !

Sherlock Holmes au pays du spam
24 août 2026

Sherlock Holmes au pays du spam

Le contexte La plupart des courriers indésirables tombent dans le dossier « spam » et c’est tant mieux ! Mais certains passent tout de même au travers du filet de détection et tombent directement dans notre boîte de réception. Et là méfiance ! les pirates sont souvent créatifs pour nous faire croire à la véracité de leur escroquerie. Nous sommes actuellement dans une période critique de cybersécurité et souvent les attaques passent par la boîte email. C’est pour cela que j’ai pensé qu’il était judicieux de faire un petit point sur cette plaie qu’on rencontre tous au moins une fois, j’ai nommé l’arnaque à l’usurpation d’identité par email. Je vais détailler l’une d’entre elles, toute fraîche du jour, pour illustrer les différents points de vigilance à avoir sur chacun de vos courriers entrants car le diable peut se cacher dans les détails. L’arnaque du jour L’escroc d’aujourd’hui cherche à se faire passer pour AR24, une société spécialisée dans les courriers recommandés électroniques. L’entête du mail !entête du mail de spam Première chose qu’on lit tous, l’objet du mail. Et déjà il y a des choses plutôt louches : 1. L’émoji de l’enveloppe est un bon indicateur que quelque chose ne va pas. Peu d’expéditeurs pro en mettent, c’est cheap et peu conseillé. 2. Le Cabinet Dupont semble souhaiter me contacter, or j’ignore complétement de qui il s’agit. Cela commence à sentir fort le courrier inutile. Souvent on zappe de regarder l’email de l’expéditeur et c’est pourtant l’indicateur numéro 1 pour déceler un escroc : qu’est-ce que c’est que cet email ? d’où AR24 me contacterait via une adresse en « docaposte.fr » alors qu’ils ont leur propre nom de domaine ? Ce premier indice est appuyé par le site officiel www.ar24.fr qui précise : !vigilance mail 1 Première confirmation que l’expéditeur usurpe l’identité de cette entreprise. Le corps du mail Bon, même si cet escroc à manqué de subtilité dans son entête, peut-être qu’il aura été plus malin dans le corps du mail ? !corps du mail « Preuve de négligence », ça fait peur hein ! C’est tout le principe de ce genre de courrier, nous faire flipper pour cliquer sur le fameux lien « consulter mon courrier » que je détaillerais plus loin. Déjà ce qui peut mettre la puce à l’oreille : 1. Pas de reprise du design officiel, pas de logo et un texte qui pue l’IA générative pas relue (emoji partout, tout ça tout ça…) 2. Qui écrit « 06 jours » ?? 3. « Date d’envoi : 30 Aout 2026 » : aujourd’hui nous sommes le 23/08, les mecs vivent dans le futur ! Le fameux lien « consulter mon courrier » : En glissant le curseur de la sourie sur le lien, mon client de messagerie (Thunderbird) m’informe qu’il redirige vers un site terminant par .asia. C’est louche x3000 ! Je n’ai bien sûr par cliqué car c’est là où ce lien mène que se trouve le script malveillant que l’escroc a mis en place. Encore une fois c’est le site officiel de ar24 qui confirme le doute : !vigilance 2 Le corps du mail reçu ne possède pas cette fameuse référence anti-arnaque. C’est plié, le mail puait le spam et c’est en effet une belle arnaque pas très subtile mais assez maligne tout de même pour faire quelques victimes. Conclusion : avant de cliquer, enquêtons Les emails frauduleux cherchent souvent à nous faire agir rapidement. La meilleure défense consiste parfois simplement à faire l’inverse. Ralentir. Observer. Vérifier. L’adresse de l’expéditeur, le destinataire, les liens, les références présentes dans le message et les informations disponibles sur le site officiel constituent autant d’indices permettant de distinguer une véritable notification d’une tentative de phishing.

Réseaux sociaux : Reprendre le contrôle face aux algorithmes et à la haine en ligne
29 juin 2026

Réseaux sociaux : Reprendre le contrôle face aux algorithmes et à la haine en ligne

Nous passons en moyenne plusieurs heures par jour sur nos smartphones. Que ce soit pour de la veille professionnelle, trouver de l’inspiration ou simplement se détendre, les réseaux sociaux font partie intégrante de nos vies. Pourtant, derrière nos écrans, une mécanique invisible dicte ce que nous voyons. Et si on n’y prend pas garde, cette mécanique peut rapidement nous enfermer dans une réalité déformée, voire toxique. En tant que professionnel du numérique, il me semble essentiel de décoder ce phénomène pour vous aider à naviguer en toute sécurité. 1. L’algorithme n’a pas de morale, il veut votre temps Pour comprendre la dérive, il faut comprendre le modèle économique de plateformes comme TikTok, X (Twitter), Instagram ou Facebook. Leur but ? Garder votre attention le plus longtemps possible pour vous montrer de la publicité. L’algorithme analyse vos moindres faits et gestes : un arrêt de trois secondes sur une vidéo, un clic sur les commentaires, un partage. - Le piège : Ce qui fait réagir l’être humain le plus rapidement, ce sont les émotions fortes comme la colère, l’indignation, la peur ou la surprise. - La conséquence : L’algorithme va naturellement mettre en avant des contenus clivants, choquants ou sensationnalistes, car ce sont eux qui génèrent le plus d’interactions (« d’engagement »). De la curiosité au complotisme : l’effet « Rabbit Hole » C’est ce qu’on appelle l’effet « terrier de lapin ». Vous cliquez une fois par simple curiosité sur une vidéo un peu étrange ou une théorie alternative. L’algorithme capte votre intérêt et vous en propose une deuxième, puis une troisième. En quelques jours, votre fil d’actualité ne vous montre plus que ça, vous enfermant dans une bulle de filtres où les théories du complot et les fausses informations (infox) deviennent la norme. 2. La dérive de la haine en ligne et l’illusion de l’impunité Plus grave encore, cette course à l’engagement algorithmique met souvent en lumière le pire du comportement humain. Sous couvert d’anonymat ou de distance physique, les espaces de commentaires se transforment régulièrement en déversoirs de haine. Publications ou commentaires racistes, homophobes, grossophobes, sexistes… la violence verbale s’y déploie parfois sans retenue. > ⚠️ Remettons l’église au milieu du villageFace à cette libération de la parole, il y a une confusion majeure qu’il convient de dissiper d’urgence : le racisme, l’homophobie ou l’incitation à la haine ne sont pas des « opinions ». Ce sont des délits. La liberté d’expression s’arrête là où commence le droit d’autrui à ne pas être injurié ou discriminé. En France, la loi punit sévèrement les propos haineux en ligne, qu’ils soient proférés sous votre vrai nom ou sous un pseudonyme. Internet n’est pas une zone de non-droit. 3. Le guide de survie pour un numérique plus sain Alors, comment continuer à utiliser les réseaux sociaux sans subir ces dérives ? Voici quelques réflexes simples à adopter : - Reprenez le contrôle sur l’algorithme : Ne restez pas passif. Si un contenu vous semble suspect, haineux ou complotiste, ne commentez pas (même pour contredire, car cela donne de la visibilité au post). Utilisez les options « Ce contenu ne m’intéresse pas », masquez ou bloquez les comptes toxiques. - Signalez les abus : Les plateformes ont l’obligation légale de modérer les contenus illicites. Utilisez le bouton « Signaler » pour le racisme, le harcèlement ou l’incitation à la haine. En France, vous pouvez aussi utiliser la plateforme officielle Pharos. - Croisez vos sources : Une information choc ? Une image révoltante ? Avant de partager et de propager la vague, vérifiez la source. Les médias traditionnels ont souvent des cellules de « Fact-Checking » (vérification des faits) indispensables. - Faites des pauses (Digital Detox) : Prenez le temps de lever le nez de l’écran. Le monde réel est bien plus nuancé et apaisé que ce que l’écran d’un smartphone veut vous faire croire. Conclusion Le numérique et les réseaux sociaux sont des outils formidables de connexion et de partage, à condition de rester le maître à bord. En développant notre esprit critique et en refusant de cautionner la haine en ligne, nous pouvons collectivement rendre Internet plus respirable.

L’illectronisme : quand la numérisation à marche forcée crée une société à deux vitesses
18 juin 2026

L’illectronisme : quand la numérisation à marche forcée crée une société à deux vitesses

À l’ère du « tout-numérique », remplir sa déclaration d’impôts, renouveler ses papiers d’identité ou simplement prendre un rendez-vous médical nécessite un écran et une connexion internet. Mais derrière cette promesse de simplification se cache une réalité beaucoup plus sombre : l’illectronisme. Aujourd’hui, des millions d’usagers se retrouvent exclus d’un système qui avance sans eux. Pourquoi l’accompagnement actuel échoue-t-il, et comment inverser la tendance ? Un sentiment d’exclusion : le quotidien des usagers dépassés Pour beaucoup, l’ordinateur ou le smartphone n’est pas un outil de confort, mais une source d’angoisse quotidienne. Face à des interfaces parfois complexes, des mises à jour constantes et un jargon technique opaque, le sentiment d’être dépassé prédomine. Ce fossé numérique ne touche pas que les personnes âgées : il concerne aussi les jeunes en situation de précarité, les personnes allophones ou celles souffrant de troubles cognitifs. Le résultat ? Une perte d’autonomie dramatique et un sentiment d’humiliation face à des démarches devenues obligatoires mais inaccessibles. La société à deux vitesses : les connectés vs les laissés-pour-compte Nous assistons impuissants à la fracture d’un modèle social. D’un côté, une population agile, hyperconnectée, pour qui la dématérialisation est un gain de temps. De l’autre, les laissés-pour-compte du numérique, pour qui l’absence d’accès ou de compétences se transforme en une double peine. Le saviez-vous ? L’illectronisme est aujourd’hui l’un des principaux vecteurs de non-recours aux droits sociaux (RSA, allocations familiales, couverture santé). Ne pas savoir utiliser une plateforme, c’est parfois renoncer à ses droits. Ce clivage fragilise le pacte républicain. L’accès aux services publics ne devrait jamais dépendre de la maîtrise d’un algorithme ou de la possession du dernier smartphone à la mode. France Services : une réponse étatique indispensable mais insuffisante Face à cette crise silencieuse, l’État a déployé des structures comme les espaces France Services et des conseillers numériques. Si l’intention est louable et que les agents font un travail remarquable sur le terrain, le compte n’y est pas. Le diagnostic est sans appel : - Un sous-dimensionnement chronique : Le temps d’attente est souvent long, et le maillage territorial reste inégal (notamment en zone rurale ou dans certains quartiers populaires). - Faire « à la place de » plutôt que « former » : Par manque de temps et face à l’urgence des dossiers, les agents sont souvent contraints de réaliser la démarche à la place de l’usager, plutôt que de lui apprendre à la faire. L’usager repart certes avec son dossier validé, mais il reste tout aussi dépendant pour la fois suivante. - Le manque de flexibilité : Les horaires d’ouverture et les modes d’accompagnement ne s’adaptent pas toujours aux contraintes des actifs précaires. Former et accompagner : la nécessité d’un plan d’urgence humain Pour sortir de cette impasse, nous devons changer de paradigme. Le numérique doit être pensé comme un service, pas comme une barrière. | Les axes prioritaires pour une transition juste | | 1. Un droit au guichet physique : Maintenir une alternative humaine et téléphonique obligatoire pour toutes les démarches essentielles. | | 2. Une formation au long cours : Financer massivement des ateliers de proximité, centrés sur l’autonomie et non sur la simple résolution d’un problème urgent. | | 3. Le design inclusif : Obliger les services publics à concevoir des interfaces d’une simplicité absolue (démarches en Facile à Lire et à Comprendre – FALC). | Le numérique est un formidable outil de progrès, à condition qu’il n’oublie personne en chemin. Investir dans l’humain, former durablement et redonner du sens à la solidarité de proximité ne sont plus des options : c’est une urgence démocratique.

Souveraineté numérique : Protégez votre business des aléas politiques américains
30 mai 2026

Souveraineté numérique : Protégez votre business des aléas politiques américains

Avez-vous déjà regardé attentivement les cartes de visite des artisans, des indépendants ou des dirigeants de PME autour de vous ? Une chose frappe immédiatement : la présence massive d’adresses se terminant par @gmail.com. De la même manière, si vous demandez à ces professionnels comment ils communiquent, beaucoup vous répondront qu’ils misent tout sur Instagram, LinkedIn ou Facebook. À première vue, c’est pratique, gratuit et efficace. Mais en réalité, c’est une immense prise de risque. En confiant l’intégralité de votre communication et de vos données à une poignée de géants de la Tech américaine, vous construisez votre entreprise sur un terrain mouvant. Face aux incertitudes géopolitiques, aux décisions unilatérales des algorithmes et aux lois extraterritoriales, il est temps de se poser la question : votre business est-il vraiment en sécurité ? 1. Le piège de l’adresse Gmail « perso » pour votre activité pro Utiliser une adresse Gmail gratuite pour gérer les devis, les factures et les échanges de votre entreprise pose trois problèmes majeurs : - Un déficit de crédibilité : Envoyer une proposition commerciale depuis monentreprise@gmail.com fait amateur. À l’inverse, une adresse structurée comme contact@monentreprise.fr rassure instantanément vos clients et montre que vous gérez une structure sérieuse. - Le flou juridique et le RGPD : Les données hébergées sur les serveurs gratuits des géants américains sont soumises au Cloud Act. Cette loi permet aux autorités américaines d’accéder à des données stockées à l’étranger sans que vous en soyez informé. Pour la conformité RGPD de vos clients, c’est un terrain très glissant. - Le risque de tout perdre du jour au lendemain : Google utilise des robots pour modérer ses comptes gratuits. Si un algorithme détecte un comportement suspect (qui peut être un simple faux positif), votre compte peut être bloqué instantanément. Sans aucun service client humain à appeler, vous perdez votre historique, vos contacts et votre outil de travail en un clic. 2. Le mirage du « Tout-Réseaux-Sociaux » Être visible là où se trouvent vos clients est une bonne stratégie. Faire dépendre 100 % de votre chiffre d’affaires d’un réseau social en est une mauvaise. Lorsque vous créez une communauté sur Instagram, X (ex-Twitter) ou LinkedIn, vous n’êtes pas propriétaire, vous êtes locataire. Si la plateforme décide de modifier ses algorithmes, votre visibilité peut s’effondrer de 80 % en une nuit. De plus, nous l’avons vu par le passé et le contexte géopolitique le rappelle régulièrement : les décisions de dirigeants imprévisibles, comme Donald Trump ou Elon Musk, peuvent bouleverser le paysage numérique en quelques décrets. Menaces de bannissement d’applications, taxes douanières numériques, modifications brutales des conditions d’utilisation… Voulez-vous vraiment que l’avenir de votre entreprise dépende de la politique intérieure des États-Unis ? 3. Reprendre le contrôle grâce à un écosystème local et souverain La bonne nouvelle, c’est qu’il est très simple de se protéger et de rendre son entreprise résiliente. La solution tient en deux piliers : Un site internet indépendant Contrairement à une page Facebook, votre site internet vous appartient. Personne ne peut changer les règles du jeu, vous imposer de la publicité concurrente ou couper votre visibilité du jour au lendemain. C’est le cœur de votre stratégie numérique. Un hébergement et des emails basés en France C’est le choix que je fais pour les sites que je conçois. En optant pour un hébergement local et des boîtes emails professionnelles liées à votre nom de domaine et stockées sur le sol français : - Vous bénéficiez de la protection stricte des lois européennes et du RGPD. - Vos données sont à l’abri des lois extraterritoriales américaines. - Vous soutenez l’économie locale et réduisez l’empreinte carbone liée aux transferts de données transatlantiques. - Vous disposez d’un interlocuteur de proximité en cas de besoin, loin des messageries automatiques des GAFAM. > Le conseil de l’expert : Protéger son entreprise, ce n’est pas seulement souscrire à une assurance responsabilité civile. C’est aussi s’assurer que vos outils de communication de tous les jours ne peuvent pas vous être retirés sur un coup de tête politique ou technologique à l’autre bout du monde. Prêt à sécuriser votre communication ? Reprendre le contrôle de votre image et de vos données est un investissement minimal pour une tranquillité d’esprit maximale. Spécialiste de la création de sites web et de solutions d’hébergement sécurisées en France, je vous accompagne pour migrer vos emails vers une solution pro, propre et souveraine, et pour bâtir un site internet qui vous appartient à 100 %.

Vos vieux tiroirs cachent une mine d’or !
9 avril 2026

Vos vieux tiroirs cachent une mine d’or !

Saviez-vous qu’un smartphone contient des matières précieuses comme de l’or, de l’argent, du cuivre et du cobalt ? En les laissant dormir dans nos placards, on bloque des ressources essentielles. Aujourd’hui, je passe à l’action : 8 téléphones (2 dans chaque enveloppe) s’apprêtent à entamer une nouvelle vie grâce à jedonnemontelephone.fr. ✉️♻️ Pourquoi faire le tri ? - Préservation des ressources : On limite l’extraction minière polluante. - Économie circulaire : Les composants sont réutilisés ou recyclés proprement. - Solidarité : Les bénéfices soutiennent souvent des projets environnementaux et sociaux. Le geste est simple : 1. On commande son enveloppe préaffranchie (c’est gratuit !) 2. On glisse ses anciens mobiles dedans 3. On dépose le tout en boîte aux lettres. Et vous, combien de « trésors » dorment encore dans vos tiroirs ? 🧐

Ma première expérience de vibe-coding
19 mars 2026

Ma première expérience de vibe-coding

Dans ma petite famille il y a une question qui se pose chaque mardi : Qu’allons-nous manger cette semaine ? car oui on planifie tous les menus sur 7 jours pour faire les courses, et ça marche bien ! La difficulté de cette méthode, c’est la réalisation de la liste des menus et les nombreux paramètres à prendre en compte (la saison, la redondance, la variété, l’équilibre, les préférences de chacun, …). De plus il faut garder en tête un catalogue de plat déjà réalisés à replanifiés. Là tous les dev’ se disent : il y a sûrement une appli pour ça ! La réponse est courte : OUI. Mais aucune testée n’apportait exactement ce qu’il nous fallait, donc je me suis dit, pourquoi ne pas en créer une moi-même ? N’ayant pas envie de prendre sur mon temps pro pour la faire et n’ayant pas non plus envie de claquer tout mon temps libre à cette tâche : Demander à l’intelligence artificielle de bosser à ma place ! Me voilà donc le soir, dans le canapé, la télévision allumée. Je lance Antigravity, je choisi le modèle Gemini 3 Flash et je lui expose le problème, en précisant que je souhaite rester sur une stack web pour y accéder facilement sur ordinateur et mobile. Sa proposition ne me surprend pas, c’est direct de la sur ingénierie : frontend en React, backend Express et BDD MongoDB ! Je lui réponds à cela qu’il s’agit juste d’une petite app destinée à un usage privé et que je veux juste le nécessaire. Du coup il part sur le stack la plus simple possible : HTML, CSS, Javascript. Je valide et c’est parti. Gemini se met à créer un seul fichier HTML avec l’entièreté du projet dedans… Une tartine de script et de style complétement imbuvable pour un humain. Je me dis que c’est ma faute, j’aurais dû lui préciser mais à quoi bon, je voulais juste avoir une appli fonctionnelle rapidement, peu importe la lisibilité. Je rajoute donc petit à petit les fonctionnalités, certaines fonctionnent et d’autres pas du tout. La machine galère progressivement. J’ai alors envie d’aider, de trouver ce qui coince mais impossible de lire ce spaghetti de 600 lignes et je m’étais promis de ne pas trop intervenir dans le process. Première refonte : Je dis à Gemini de tout refaire en séparant la logique et le style de l’affichage, chacun dans des fichiers propres. Je vois alors ce qui coinçait précédemment et je corrige directement. Je commence alors, sans m’en rendre compte, à intervenir complétement dans le processus de création. Je demande à l’IA de tout factoriser, de tout nettoyer proprement, de finalement rendre le code adapté pour un développeur humain. Deuxième refonte : Je demande à Gemini de tout simplifier en utilisant le framework Astro.JS auquel je suis habitué avec des îlot de script en React. Ça y est ! le code est beaucoup plus simple, plus lisible, plus maintenable. Mince j’ai envie de rendre l’accès public maintenant… J’ai finalement testé l’application avec ma compagne afin de voir si elle répondait à notre problème chronophage de planification de menus. La réponse est oui, mais pas complétement. Ce qui se traduit par non. Il faut que je l’améliore encore ou que je laisse tomber car certains paramètres, choix, ou modifications sont beaucoup plus poussés que ce qui est actuellement possible avec l’appli. Si l’envie vous prend de la tester, vous la trouverez sur ce lien : https://apps.alx-solutions-numeriques.fr/menus-de-la-semaine/ Le fonctionnement est simple : 1. Vous créez des plats 2. Vous créez vos menus de la semaine L’application permet aussi de : - Filtrer les plats - Compter combien de fois un plat a été utilisé - Créer la liste de course pour une semaine - Sauvegarder / Charger les données au format JSON   Même si je n’utilise pas cette appli, l’expérience du vibe-coding m’a appris que : - Un développeur utilisant l’IA peut livrer extrêmes rapidement - Un code généré par un modèle d’IA non premium est bancale - C’est extrêmement difficile de ne pas reprendre la main et corriger manuellement - C’est un immense tremplin de créativité encore à ses débuts, je n’ose même pas imaginer les possibilités dans quelques années (mois ?) Je n’ai pas attendu pour tester à nouveau l’IA dans la création d’une app avec un minimum d’intervention humain. Ça concerne la blockchain, et ce sera peut-être l’objet d’un nouvel article 😉

Arrêtons le réflexe WordPress
21 février 2026

Arrêtons le réflexe WordPress

En 2026, choisir un site WordPress “par défaut” ne devrait plus être un automatisme. WordPress peut convenir à certains projets. Mais dans beaucoup de cas, il entraîne des contraintes inutiles : • Multiplication des plugins • Dépendances fortes à des thèmes et extensions tiers • Mises à jour fréquentes et parfois risquées • Failles de sécurité régulières si la maintenance n’est pas rigoureuse • Performances dégradées à mesure que le site évolue Chaque plugin ajouté devient une dépendance supplémentaire. Chaque mise à jour peut créer un conflit. Et sans maintenance continue, les risques augmentent. Aujourd’hui, pour un site vitrine, il existe une approche plus propre et plus durable. J’utilise Astro ou Next.js pour construire des sites rapides, légers et sécurisés. Si une gestion de contenu est nécessaire, un CMS headless peut être connecté sans alourdir l’architecture. Résultat • Moins de dépendances • Moins de surface d’attaque • Moins de maintenance corrective • Plus de performance et de stabilité Je réalise actuellement des sites vitrines avec ces technologies modernes à un tarif inférieur à celui de nombreuses agences WordPress, tout en proposant une solution plus adaptée aux enjeux actuels. Changer de technologie, ce n’est pas suivre une mode. C’est faire un choix stratégique.

Fond en parallaxe représentant illustration en flat design d'Angers